CEPE QUESTIONS / REPONSES
Mg, Ca et Eau

I - Magnésium
II - Calcium
III - EAU
I - Magnésium - Réponses
II - Calcium - Réponses
III - Eau - Réponses



Le magnésium est le second cation intracellulaire après le potassium. Impliqué comme cofacteur dans plus de 300 réactions enzymatiques de l’organisme, il intervient notamment dans la contraction musculaire, la libération de neurotransmetteurs ou la régulation de l’adénylcyclase...

Testez vos connaissances…

1. Le pool de 24g de magnésium de l’organisme humain se répartit comme suit :
1. 40% tissus mous / 60% tissu osseux
2. 50% tissus mous / 50% tissu osseux
3. 60% tissus mous / 40% tissu osseux

2. Il existe une compétition entre le magnésium et le calcium pour l’absorption intestinale :
1. Vrai
2. Faux

3. Les phytates interfèrent avec l’absorption digestive du magnésium :
1. Vrai
2. Faux

4. Les apports nutritionnels conseillés (ANC) en magnésium sont de :
1. 3mg/kg/j
2. 6mg/kg/j
3. 9mg/kg/j

5. Les apports nutritionnels en magnésium constatés par la cohorte SU.VI.MAX sont de :
1. 322mg chez l’homme / 231mg chez la femme
2. 346mg chez l’homme / 255mg chez la femme
3. 369mg chez l’homme / 280mg chez la femme

6. La prise de diurétiques constitue une cause commune de déficit magnésique par hypermagnésurie
1. Vrai
2. Faux

7. Diabète (de type 1 et de type 2) et métabolisme du magnésium (une réponse vraie) :
1. Le diabète s’accompagne d’un déficit en magnésium
2. Le diabète induit une surcharge en magnésium
3. Le diabète n’a aucune incidence sur le métabolisme du magnésium

8. L’hypomagnésémie observée dans l’alcoolisme est liée à (plusieurs réponses possibles) :
1. Une réduction de l’apport en magnésium lié à la malnutrition
2. Une alcalose métabolique entraînant une diminution de la réabsorption du magnésium
3. Un effet magnésurique de l’alcool

9. Parmi les conséquences neuromusculaires du déficit magnésique (plusieurs affirmations vraies sont possibles) on constate :
1. Une diminution du seuil de stimulation
2. Un accroissement de la vitesse de conduction nerveuse
3. Une perturbation des échanges calciques au niveau neuromusculaire

10. Une des affirmations suivantes, concernant les effets cardiovasculaires du magnésium, est fausse. Le magnésium :
1. Est vasoconstricteur
2. A un effet anticalcique
3. Stabilise la perméabilité de la membrane au potassium

Les conseils…

11. Le dosage du magnésium plasmatique est le meilleur reflet du statut magnésique de l’organisme.
1. Vrai
2. Faux

 
12. Une seule affirmation est vraie concernant la correction du déficit magnésique :
1. Les céréales raffinées sont très riches en magnésium
2. Les légumes secs sont une source d’apport importante en magnésium
3. Une supplémentation médicamenteuse est inévitable quelle que soit l’intensité du déficit magnésique


13. Les produits laitiers constituent une source intéressante de magnésium alimentaire ?
1. Vrai
2. Faux


14. Laquelle de ces eaux minérales naturelles apporte plus de 80mg/l de magnésium (concentration minimale des eaux « magnésiennes »)
1. Badoit
2. Arvie


15. Une des affirmations suivantes est fausse, concernant le magnésium apporté par l’eau de boisson :
1. Le magnésium de l’eau de boisson est absorbé moins rapidement et moins complètement que celui des aliments
2. La présence de magnésium dans l’eau de cuisson réduit la perte en magnésium des aliments
3. Le magnésium de l’eau de boisson est une source d’apport intéressante notamment du fait de l’absence de calories qui lui est associée.


16. Parmi les différents facteurs présents dans l’eau de boisson, le magnésium semble présenter la corrélation inverse la plus forte avec la mortalité d’origine cardiovasculaire.
1. Vrai
2. Faux


17. En cas de nécessité de supplémentation médicamenteuse, la dose orale préconisée est :
1. 3mg/kg/j
2. 5mg/kg/j
3. 8mg/kg/j





Le calcium constitue le minéral le plus abondant du corps humain. Le calcium osseux assure la solidité et la résistance des os et des dents, soumis à de fortes contraintes tout au long de la vie. Le capital calcique se met en place tout au long de l’enfance et de l’adolescence, période cruciale où les apports doivent être suffisants pour couvrir les besoins.

Testez vos connaissances…

1. Sur le pool de 1000-1200g de calcium de l’organisme humain:
1. 1% est extra-osseux et mobilisable
2. 7% est extra-osseux et mobilisable
3. 10% est extra-osseux et mobilisable


2. Dans quel(s) domaine(s), le calcium joue-t-il un rôle ?
1. Rôle dans l’excitabilité neuromusculaire et la contraction nerveuse
2. Maintien de l’intégrité des membranes cellulaires
3. Rôle dans la coagulation du sang
4. Rôle dans le fonctionnement hormonal et enzymatique


3. Une carence d’apports en calcium est susceptible, en pratique, de retentir sur les fonctions métaboliques de cet élément
1. Vrai
2. Faux


4. Parmi ces acides, minéraux et organiques, deux inhibent l’absorption intestinale du calcium :
1. Phosphates
2. Carbonates
3. Phytates
4. Oxalates
5. Sulfates


5. Concernant les apports en calcium de la population française : quelle(s) est(sont) la(les) population(s) qui a(ont) des apports inférieurs aux 2/3 des Apports Nutritionnels Conseillés
1. Les adolescents et les femmes de 18 à 50 ans
2. Les hommes de 18 à 65 ans
3. Les femmes de plus de 55 ans


6. Une de ces affirmations est fausse, concernant les besoins en calcium au cours de la grossesse et de l’allaitement :
1. La grossesse et l’allaitement n’induisent pas de besoins supplémentaires en calcium
2. Il existe une augmentation de l’absorption intestinale du calcium durant ces périodes
3. Il n’y a pas de perte de masse osseuse durant l’allaitement


7. La minéralisation osseuse maximale, déterminée génétiquement, est acquise avant 18 ans même si, dans une certaine mesure, une consolidation de l’os cortical essentiellement peut s’observer jusqu’à 30 ans.
1. Vrai
2. Faux

8. La carence calcique a été incriminée dans la survenue de certaines pathologies, lesquelles ?
1. L’ostéoporose
2. Le zona
3. L’hypertension artérielle
4. Le cancer du colon
5. La pré-éclampsie
6. Le syndrome pré-menstruel

9. Une corrélation inverse entre apports alimentaires en calcium et adiposité a récemment été évoquée
1. Vrai
2. Faux

10. La lithiase calcique (calcul constitué d'oxalate de calcium ou, moins fréquemment, de phosphate de calcium) représente 85% des lithiases urinaires observées en France (Source Pr Jungers - « Epidémiologie de la lithiase rénale).
1. Vrai
2. Faux

Les conseils…


11. Une des catégories d’aliments suivantes a une teneur en calcium inférieure à 10mg/100g
1. Viande de bœuf
2. Noisettes
3. Sole
4. Persil
5. Cacao en poudre

12. Quels sont les deux produits laitiers les plus riches en calcium ?
1. Petit suisse
2. Parmesan
3. Emmental
4. Camembert
5. Coulommiers

13. Un régime sans produits laitiers n’apporte pas plus de 500mg/j de calcium
1. Vrai
2. Faux

14. La biodisponibilité du calcium contenu dans certaines eaux minérales a été étudiée et s’est révélée comparable à celle du calcium du lait :
1. Vrai
2. Faux

15. Les apports nutritionnels conseillés en calcium chez l’adulte sont de 900 mg/jour :
1. Vrai
2. Faux

16. Quelle(s) affirmation(s) est (sont) vraie(s) au sujet des sujets âgés :
1. Les Apports Nutritionnels Conseillés sont plus élevés chez la personne âgée que chez l’adulte plus jeune
2. Les apports alimentaires des sujets âgés sont inférieurs aux Apports Nutritionnels Conseillés, comme le montre nombre d'études. Par exemple, la série EURONUT / SENECA (1990), sur 3 centres français, qui a retrouvé des apports inférieurs à 800 mg/j pour 46 à 75% des femmes et 26 à 70% des hommes âgés. Par ailleurs, le Coefficient d’Absorption Réelle est diminué dans cette population, comparativement à celui de l’adulte plus jeune, notamment du fait d'une baisse de la production de calcitriol.
3. Il existe chez ces sujets, une baisse du calcitriol (forme active de la vitamine D) ; voir 6.2

17. La limite de sécurité, fixée pour les apports en calcium d’origine alimentaire, est de 2g/j
1. Vrai
2. Faux

18. En cas de lithiase calcique avec hypercalciurie, il convient :
1. D’instaurer un régime alimentaire appauvri en calcium
2. De continuer des apports en calcium en ligne avec les Apports Nutritionnels Conseillés pour l’âge, sans les dépasser.

19. En cas d’apports calciques alimentaires insuffisants (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. L’oxalate est partiellement capté (et donc bloqué) par le calcium présent dans l'intestin. Si ce dernier est en quantité insuffisante, l'oxalate apporté par certains aliments (chocolat, épinards) ne peut donc pas se lier au calcium et peut être absorbé au niveau intestinal et éliminé dans les urines (avec un faible degré de métabolisation) où sa concentration s'accroît.
2. L’oxalate est éliminé plus facilement dans les selles et il y a risque de carence en oxalate
3. L’oxalate est éliminé par les urines et le risque de lithiase oxalocalcique est majoré


Vitale pour l’homme, au même titre que l’air qu’il respire, l’eau représente plus de 60% du poids corporel. Tout au long de sa vie, l’être humain va voir ses besoins en eau varier en fonction de nombreux facteurs : conditions extérieures, physiologie, exercice physique,…quelles que soient les circonstances, il lui faudra toujours couvrir ses besoins au risque de voir une déshydratation s’installer et la santé remise en cause…

Testez vos connaissances…

1. Evolution de l’état d’hydratation chez la personne âgée (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. Le pool hydrique diminue avec l’âge
2. La perception de la soif est altérée
3. L’accroissement de la masse maigre est déterminant pour la baisse du capital hydrique
4. La perte hydrique concerne essentiellement le secteur intra cellulaire

2. Eau et régulation de la température corporelle (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. La sudation est plus efficace en climat chaud et sec car l’évaporation évacue une quantité importante de calories
2. La sudation est moins efficace en climat chaud et humide car la sueur s’accumule et ruisselle sans s’évaporer
3. La perte hydrique par sudation peut être très importante lors d’un effort physique intense en climat chaud et sec

3. Durant la grossesse, des modifications physiologiques permettent à la mère de faire face aux besoins en eau du fœtus en développement (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. Le volume plasmatique de la mère double au cours d’une grossesse monofoetale, aboutissant à une hémodilution
2. Le seuil de la soif est abaissé
3. Il existe une augmentation du volume total des globules rouges

4. La densité calorique de l’alimentation, conditionnée en partie par la teneur en eau des aliments, est importante à considérer pour le contrôle de la prise alimentaire.
1. Vrai
2. Faux

5. La soif (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s])
1. Est un signal qui précède la survenue d’une déshydratation
2. Est moins efficace chez le sujet âgé

6. Une ou plusieurs affirmation(s) est (sont) vraie(s) concernant les facteurs lithogènes au niveau rénal :
1. La sursaturation des urines en solutés lithogènes (calcium et oxalate dans la lithiase oxalo-calcique par exemple) est un facteur majeur de lithiase
2. Des inhibiteurs de la nucléation et de l’agrégation des cristaux peuvent contrebalancer partiellement l’action des solutés promoteurs
3. La dilution des urines retentit de façon majeure sur l’action des inhibiteurs de la nucléation et de l’agrégation des cristaux

7. Une enquête anglaise récente (1995) a rapporté que 30% des apports énergétiques journaliers étaient réalisés par des boissons sucrées pour 15% des enfants étudiés
1. Vrai
2. Faux

8. Durant la canicule de 2003, en l'absence de climatisation, des mesures effectuées ont montré que (une réponse juste):
1. Pour un travail en bureau, il n’y avait pas de majoration des pertes hydriques
2. Pour un travail en bureau, il y avait une perte hydrique de 1,5l lors d’une journée de travail
3. Pour un travail en bureau, il y avait une perte hydrique de 2,5l lors d’une journée de travail

9. Un effort physique prolongé peut avoir des conséquences sur l’état d’hydratation (une réponse fausse) :
1. Une déshydratation qui dépasse 1 à 2% du poids corporel retentit potentiellement sur l’appareil cardiovasculaire
2. A partir de 4% du poids corporel, la performance physique s'effondre
3. Les capacités de thermorégulation s’altèrent et la température corporelle monte

10. Chez le tout petit, les besoins physiologiques en eau augmentent de 30ml/kg à chaque élévation de 1° de la température ambiante, dès que celle-ci dépasse 30°C
1. Vrai
2. Faux

Les conseils…

11. Une affirmation est fausse concernant la prise de boisson durant la grossesse :
1. L’apport liquidien doit être suffisant, régulier et poursuivi durant toute la grossesse
2. Un apport d’1,5l d’eau est indispensable
3. Le thé, le café et les boissons sucrées sont un moyen astucieux et à privilégier lorsque la consommation d’eau est insuffisante
4. Une hydratation quotidienne suffisante permet, en outre, de limiter le risque d’infection urinaire durant la grossesse.

12. Une des deux affirmations suivantes est juste :
1. Il est conseillé une prise d’eau de boisson quotidienne de 1-1,5l, en complément de l’eau contenue dans les aliments
2. Il est conseillé une prise d’eau de boisson quotidienne de 1-1,5l, eau des aliments comprise.

13. Une ou plusieurs affirmation(s) est (sont) vraie(s) au sujet des eaux aromatisées :
1. Il en existe qui ne contiennent ni saccharose ni édulcorant
2. Il semble préférable de les réserver aux périodes inter-prandiales pour ne pas perturber les sensations gustatives aux repas

14. La composition en minéraux d’une eau de source est constante comme celle d’une eau minérale naturelle
1. Vrai
2. Faux

15. La richesse en minéraux d’une eau minérale naturelle se mesure sur le résidu sec :
1. Vrai
2. Faux

16. Eau et prévention de la récidive lithiasique (une réponse est fausse) :
1. La cure de diurèse est la pierre angulaire de la prévention de la récidive lithiasique
2. La cure de diurèse est complémentaire des mesures diététiques associées (ajustement des apports alimentaires en fonction du type de lithiase)
3. Le choix de l’eau est indépendant du type de lithiase

17. La prévention des récidives de cystite fait appel notamment à une prise abondante de boissons, de manière à assurer une diurèse abondante (>2l/24h) et des mictions fréquentes (>6/jour)
1. Vrai
2. Faux

18. Chez l’enfant et l’adolescent sportifs en compétition, il est important de prévenir une perte d’eau supérieure à 2% du poids corporel (une ou plusieurs réponse[s] vraie[s]) :
1. Il convient d’administrer une boisson sur la base de 10 à 20ml/kg/h en fractionnant par prise de 100 à 250 ml/15min
2. Le liquide doit être donné à température ambiante
3. Il faut adjoindre des glucides pour tout effort prolongé de plus de 45min.


1. Le pool de 24g de magnésium de l’organisme humain se répartit comme suit :
1. 40% tissus mous / 60% tissu osseux
2. 50% tissus mous / 50% tissu osseux
3. 60% tissus mous / 40% tissu osseux
 L’os est une forme de réserve du magnésium. Cependant, seule la partie superficielle, adsorbée, est mobilisable facilement. Cette réserve osseuse peut devenir limitée chez le sujet âgé.

2. Il existe une compétition entre le magnésium et le calcium pour l’absorption intestinale.
1. Vrai
2. Faux
Notion courante mais erronée ; une supplémentation en calcium n’entrave pas l’absorption digestive du magnésium. En revanche, la formation de complexes insolubles avec les phosphates dans l’intestin, réduit l’absorption du magnésium lorsque les phosphates alimentaires sont trop importants.

3. Les phytates interfèrent avec l’absorption digestive du magnésium
1. Vrai
2. Faux
En effet, les phytates (composants phosphorés présents dans certains légumes) inhibent l’absorption du magnésium. Toutefois ceci est compensé par le fait que les légumes et les céréales, riches en fibres, le sont aussi en magnésium.

4. Les apports nutritionnels conseillés (ANC) en magnésium sont de :
1. 3mg/kg/j
2. 6mg/kg/j
3. 9mg/kg/j
Il existe plusieurs paramètres pour évaluer les besoins en nutriments d’une population : le besoin moyen, correspondant à la valeur pour laquelle 50% des besoins sont satisfaits (indépendamment de l'âge, du sexe...) et l’apport nutritionnel conseillé, équivalant au besoin moyen, pondéré d’un coefficient de variation de 10%.

5. Les apports nutritionnels en magnésium constatés par la cohorte SU.VI.MAX sont :
1. 322mg chez l’homme / 231mg chez la femme
2. 346mg chez l’homme / 255mg chez la femme
3. 369mg chez l’homme / 280mg chez la femme

 L’étude a montré des apports assez bas, voire inférieurs aux 2/3 des ANC, pour 18% des hommes et 23% des femmes.

6. La prise de diurétiques constitue une cause commune de déficit magnésique par hypermagnésurie
1. Vrai
2. Faux
Lors de la prise de diurétiques, la supplémentation en magnésium s’avère souvent insuffisante et il est donc conseillé, dans ces conditions, d’avoir recours à un diurétique d’épargne potassique qui agit aussi sur le magnésium.

7. Diabète (de type 1 et de type 2) et métabolisme du magnésium (une réponse vraie) :
1. Le diabète s’accompagne d’un déficit en magnésium
2. Le diabète induit une surcharge en magnésium
3. Le diabète n’a aucune incidence sur le métabolisme du magnésium
Le diabète constitue la maladie chronique le plus fréquemment associée à un déficit magnésique. Il s’accompagne d’une augmentation de l’excrétion urinaire et d’une perturbation du métabolisme du magnésium. L’insuline joue, par ailleurs, un rôle important dans la régulation du contenu intracellulaire de cet élément.

8. L’hypomagnésémie observée dans l’alcoolisme est liée à (plusieurs réponses possibles) :
1. Une réduction de l’apport en magnésium lié à la malnutrition
2. Une alcalose métabolique entraînant une diminution de la réabsorption du magnésium
3. Un effet magnésurique de l’alcool
Un déficit magnésique est rencontré dans 30% des cas d’alcoolisme. C’est ici une acidose métabolique (et non une alcalose) qui accroît la magnésurie chez l’éthylique.

9. Parmi les conséquences neuro-musculaires du déficit magnésique (plusieurs affirmations vraies sont possibles) on constate :
1. Une diminution du seuil de stimulation
2. Un accroissement de la vitesse de conduction nerveuse
3. Une perturbation des échanges calciques au niveau neuro-musculaire
L’hyperexcitabilité neuro-musculaire du déficit magnésique est liée, de façon probablement majeure, à une action de cet élément au niveau du réticulum sarcoplasmique. En effet, il inhibe à ce niveau la libération du calcium et sa présence est nécessaire à la recapture du même calcium.

10. Une des affirmations suivantes, concernant les effets cardiovasculaires du magnésium, est fausse. Le magnésium :
1. Est vasoconstricteur
2. A un effet anticalcique
3. Stabilise la perméabilité de la membrane au potassium

 Au niveau cardiovasculaire, le magnésium est au contraire vasodilatateur.

Les conseils…

11. Le dosage du magnésium plasmatique est le meilleur reflet du statut magnésique de l’organisme.
1. Vrai
2. Faux

L’exploration biologique d’un déficit magnésique est délicate. Un magnésium plasmatique normal ou élevé peut s’observer un cas de déficit intracellulaire (99% du magnésium est intracellulaire…). Le dosage intra-érythrocytaire du magnésium est le plus utilisé, mais cette cellule est particulière et de nombreuses études n’ont pas retrouvé de corrélation entre magnésium intra-érythrocytaire et concentration en magnésium dans d’autres tissus. L’évaluation du statut magnésique au moyen d’isotopes stables pourrait constituer une voie d’avenir.

12. Une seule affirmation est vraie concernant la correction du déficit magnésique :
1. Les céréales raffinées sont très riches en magnésium
2. Les légumes secs sont une source d’apport importante en magnésium
3. Une supplémentation médicamenteuse est inévitable quelle que soit l’intensité du déficit magnésique

Les végétaux en général et les céréales surtout apportent du magnésium et ce, d’autant qu’ils n’ont pas subi de raffinage. L’amélioration du rendement en farine blanche des céréales est d’ailleurs une des raisons de l’appauvrissement de l’alimentation moderne en magnésium. La correction d’un déficit magnésique ne repose pas systématiquement sur une supplémentation médicamenteuse, elle peut être obtenue par une alimentation riche en légumes (notamment en produits céréaliers non raffinés) et en eau à teneur suffisante en magnésium.

13. Les produits laitiers constituent une source intéressante de magnésium alimentaire.
1. Vrai
2. Faux

En apportant 120mg de magnésium par litre, le lait de vache est une source à ne pas négliger.

14. Laquelle de ces eaux minérales naturelles apporte plus de 80mg/l de magnésium (concentration minimale des eaux « magnésiennes »)
1. Badoit
2. Arvie

Badoit : 85mg/l ; Arvie : 92mg/l

15. Une des affirmations suivantes est fausse, concernant le magnésium apporté par l’eau de boisson :
1. Le magnésium de l’eau de boisson est absorbé moins rapidement et moins complètement que celui des aliments
2. La présence de magnésium dans l’eau de cuisson réduit la perte en magnésium des aliments
3. Le magnésium de l’eau de boisson est une source d’apport intéressante notamment du fait de l’absence de calories qui lui est associée.

Le magnésium de l’eau de boisson est au contraire mieux et plus complètement absorbé. Les aliments riches en magnésium sont souvent synonymes d’apport calorique non négligeable, c’est pour cela que l’eau de boisson constitue une source de magnésium intéressante à envisager.

16. Parmi les différents facteurs présents dans l’eau de boisson, le magnésium semble présenter la corrélation inverse la plus forte avec la mortalité d’origine cardiovasculaire.
1. Vrai
2. Faux

A titre d’exemple une étude parue dans Stroke en 1998 (Stroke. 1998 ; 29 :411-414) ayant comparé 17133 décès d’origine cérébro-vasculaire à 17133 décès d’autres causes à Taiwan, a identifié un effet protecteur significatif du magnésium vis-à-vis du risque cérébro-vasculaire.

17. En cas de nécessité de supplémentation médicamenteuse, la dose orale préconisée est :
1. 3mg/kg/j
2. 5mg/kg/j
3. 8mg/kg/j

A noter : l’insuffisance rénale est une contre-indication de la magnésothérapie


1. Sur le pool de 1000-1200g de calcium de l’organisme humain:
1. 1% est extra-osseux et mobilisable
2. 7% est extra-osseux et mobilisable
3. 10% est extra-osseux et mobilisable

 1% du calcium sert aux besoins du métabolisme


2. Dans quel(s) domaine(s), le calcium joue-t-il un rôle ?
1. Rôle dans l’excitabilité neuromusculaire et la contraction nerveuse
2. Maintien de l’intégrité des membranes cellulaires
3. Rôle dans la coagulation du sang
4. Rôle dans le fonctionnement hormonal et enzymatique

 Le calcium mobilisable intervient dans la régulation de nombreuses fonctions vitales.

3. Une carence d’apports en calcium est susceptible, en pratique, de retentir sur les fonctions métaboliques de cet élément
1. Vrai
2. Faux

Une éventuelle carence n’altère jamais les fonctions cellulaires du calcium mais joue en revanche sur l’importance de la forme de réserve du calcium, à savoir le squelette, qui peut se trouver remodelé pour assurer un maintien de la calcémie.

4. Parmi ces acides, minéraux et organiques, deux inhibent l’absorption intestinale du calcium :
1. Phosphates
2. Carbonates
3. Phytates
4. Oxalates
5. Sulfates

Phytates et oxalates sont des acides organiques qui se lient fortement au calcium et empêchent donc son absorption puisque seul le calcium ionisé est absorbé par la muqueuse intestinale. Les autres acides sont des acides minéraux qui, au contraire, sont suffisamment ionisés pour permettre une absorption intestinale du calcium

5. Concernant les apports en calcium de la population française : quelle(s) est(sont) la(les) population(s) qui a(ont) des apports inférieurs aux 2/3 des Apports Nutritionnels Conseillés
1. Les adolescents et les femmes de 18 à 50 ans
2. Les hommes de 18 à 65 ans
3. Les femmes de plus de 55 ans

Il s’agit des adolescents et des femmes de 18 à 50 ans (30% d'entre elles), et des femmes de plus de 55 ans (75% d'entre elles). On constate que ces franges de population se trouvent fortement exposées au risque d’ostéoporose, alors qu’elles correspondent notamment à des situations de besoins accrus (adolescents [tes]), femmes ménopausées).

6. Une de ces affirmations est fausse, concernant les besoins en calcium au cours de la grossesse et de l’allaitement :
1. La grossesse et l’allaitement n’induisent pas de besoins supplémentaires en calcium
2. Il existe une augmentation de l’absorption intestinale du calcium durant ces périodes
3. Il n’y a pas de perte de masse osseuse durant l’allaitement

 Le coefficient d’absorption réelle du calcium, évalué à 35-40% chez l’adulte, est de 55% chez la femme enceinte et de 45% durant l’allaitement. Il en résulte une meilleure absorption de cet élément durant ces périodes. Par ailleurs, la perte osseuse « inévitable » durant l’allaitement est compensée, par la suite, via une rétention osseuse calcique accrue.

7. La minéralisation osseuse maximale, déterminée génétiquement, est acquise avant 18 ans même si, dans une certaine mesure, une consolidation de l’os cortical essentiellement peut s’observer jusqu’à 30 ans.
1. Vrai
2. Faux

 La quantité de calcium fixée dans le squelette peut atteindre au moment du « pic pubertaire » 400mg/j. Ce pic de masse osseuse favorisé par la consommation durant l’enfance et l’adolescence d’aliments riches en calcium, détermine le risque ultérieur d’ostéoporose.

8. La carence calcique a été incriminée dans la survenue de certaines pathologies, lesquelles ?
1. L’ostéoporose
2. Le zona
3. L’hypertension artérielle
4. Le cancer du colon
5. La pré-éclampsie
Le syndrome pré-menstruel
 Ces pathologies étant multifactorielles, l’insuffisance d’apport en calcium n’en constitue évidemment qu’un des aspects en cause

9. Une corrélation inverse entre apports alimentaires en calcium et adiposité a récemment été évoquée
1. Vrai
2. Faux
 « L’hypothèse calcium » repose au départ sur la confrontation de données expérimentales chez l’animal et de constatations épidémiologiques. Des études d’intervention de méthodologie incontestable sont toutefois nécessaires pour en déduire des applications pratiques.

10. La lithiase calcique (calcul constitué d'oxalate de calcium ou, moins fréquemment, de phosphate de calcium) représente 85% des lithiases urinaires observées en France (Source Pr Jungers - « Epidémiologie de la lithiase rénale).
1. Vrai
2. Faux
La lithiase calcique représente 80% des lithiases observées dans les pays industrialisés.

Les conseils…

11. Une des catégories d’aliments suivantes a une teneur en calcium inférieure à 10mg/100g
1. Viande de bœuf
2. Noisettes
3. Sole
4. Persil
5. Cacao en poudre
Viande de bœuf : 5mg/100g ; Noisettes : 225mg/100g ; Sole : 30mg/100g ; Persil : 245mg/100g ; Cacao en poudre : 115mg/100g

12. Quels sont les deux produits laitiers les plus riches en calcium ?
1. Petit suisse
2. Parmesan
3. Emmental
4. Camembert
5. Coulommiers
Parmesan : 1200mg/100g ; Emmental : 1000mg/100g ; Petit suisse : 100mg/100g ; Camembert : 500-600mg/100g ; Coulommiers : 250mg/100g

13. Un régime sans produits laitiers n’apporte pas plus de 500mg/j de calcium
1. Vrai
2. Faux
Il ne faut cependant pas négliger le calcium apporté par d’autres voies notamment les eaux minérales calciques.

14. La biodisponibilité du calcium contenu dans certaines eaux minérales a été étudiée et s’est révélée comparable à celle du calcium du lait :
1. Vrai
2. Faux
Les eaux minérales calciques constituent donc un appoint intéressant en matière d’apports calciques.

Pour en savoir plus :
• Van Dokkum W, de la Gueronnière V, Schaafsma G, et al. Bioavailability of calcium of fresh cheeses, enteral food and mineral water. A study with stable calcium isotopes in young adult women. Br J Nutr. 1996 Jun; 75(6):893-903.
• Couzy F, Kastenmayer P, Vigo M, et al. Calcium bioavailability from a calcium- and sulfate-rich mineral water, compared with milk, in young adult women. Am J Clin Nutr. 1995 Dec;62(6):1239-44

15. Les apports nutritionnels conseillés en calcium chez l’adulte sont de 900 mg/jour :
1. Vrai
2. Faux
A cette valeur est appliquée un coefficient de variation conventionnel de 15% (source CNERNA-AFSSA 2001)

16. Quelle(s) affirmation(s) est (sont) vraie(s) au sujet des sujets âgés :
1. Les Apports Nutritionnels Conseillés sont plus élevés chez la personne âgée que chez l’adulte plus jeune
2. Les apports alimentaires des sujets âgés sont inférieurs aux Apports Nutritionnels Conseillés, comme le montre nombre d'études. Par exemple, la série EURONUT / SENECA (1990), sur 3 centres français, qui a retrouvé des apports inférieurs à 800 mg/j pour 46 à 75% des femmes et 26 à 70% des hommes âgés. Par ailleurs, le Coefficient d’Absorption Réelle est diminué dans cette population, comparativement à celui de l’adulte plus jeune, notamment du fait d'une baisse de la production de calcitriol.
3. Il existe chez ces sujets, une baisse du calcitriol (forme active de la vitamine D) ; voir 6.2
Les apports alimentaires des sujets âgés sont inférieurs aux Apports Nutritionnels Conseillés comme le montre nombre d’études. Par exemple la série EURONUT/ SENECA (1990), sur 3 centres Français, qui a retrouvé des apports <800mg/j pour 46 à 75% des femmes et 26 à 70% des hommes âgés. Par ailleurs le Coefficient d’Absorption Réelle est diminué dans cette population notamment du fait d’une baisse de la production du calcitriol.

17. La limite de sécurité, fixée pour les apports en calcium d’origine alimentaire, est de 2g/j
1. Vrai
2. Faux
Des apports supérieurs aux Apports Nutritionnels Conseillés à visée thérapeutique sont cependant envisageables dans le cadre d’une prise en charge individuelle.

18. En cas de lithiase calcique avec hypercalciurie, il convient :
1. D’instaurer un régime alimentaire appauvri en calcium
2. De continuer des apports en calcium en ligne avec les Apports Nutritionnels Conseillés pour l’âge, sans les dépasser.
Il ne faut pas réduire les apports en calcium alimentaire dans la mesure où cela exposerait le sujet au risque d’ostéoporose après 55-60 ans, et qu’il serait de plus exposé au risque de lithiase oxalo-calcique.

19. En cas d’apports calciques alimentaires insuffisants (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. L’oxalate est partiellement capté (et donc bloqué) par le calcium présent dans l'intestin. Si ce dernier est en quantité insuffisante, l'oxalate apporté par certains aliments (chocolat, épinards) ne peut donc pas se lier au calcium et peut être absorbé au niveau intestinal et éliminé dans les urines (avec un faible degré de métabolisation) où sa concentration s'accroît.
2. L’oxalate est éliminé plus facilement dans les selles et il y a risque de carence en oxalate
3. L’oxalate est éliminé par les urines et le risque de lithiase oxalocalcique est majoré
L’oxalate alimentaire est partiellement capté par le calcium présent dans l’intestin.
Si ce dernier est en quantité insuffisante, l’oxalate libre, est absorbé et éliminé dans les urines (du fait du faible degré de métabolisation qu’il subit) où sa concentration s’accroît.


1. Evolution de l’état d’hydratation chez la personne âgée (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. Le pool hydrique diminue avec l’âge
2. La perception de la soif est altérée
3. L’accroissement de la masse maigre est déterminant pour la baisse du capital hydrique
4. La perte hydrique concerne essentiellement le secteur intra cellulaire
Il existe effectivement une perte hydrique chez le sujet âgé avec une exposition au risque de déshydratation, notamment en raison de l’altération de la sensation de soif. De 76% chez le nourrisson, l’eau totale de l’organisme passe à 53% à 70 ans. La perte porte essentiellement sur le secteur extracellulaire qui se réduit de 42 à 25% du poids corporel. La diminution de la masse maigre (80% d’eau) est un facteur prépondérant dans la baisse du pool hydrique.

2. Eau et régulation de la température corporelle (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. La sudation est plus efficace en climat chaud et sec car l’évaporation évacue une quantité importante de calories
2. La sudation est moins efficace en climat chaud et humide car la sueur s’accumule et ruisselle sans s’évaporer
3. La perte hydrique par sudation peut être très importante lors d’un effort physique intense en climat chaud et sec
Dans certaines situations extrêmes (effort physique intense par temps très chaud et sec), il est possible de perdre jusqu’à une dizaine de litres d’eau par jour par voie cutanée. Il est impératif, dans tous les cas, de boire suffisamment d’eau pour compenser les pertes par sudation.

3. Durant la grossesse, des modifications physiologiques permettent à la mère de faire face aux besoins en eau du fœtus en développement (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s]) :
1. Le volume plasmatique de la mère double au cours d’une grossesse monofoetale, aboutissant à une hémodilution
2. Le seuil de la soif est abaissé
3. Il existe une augmentation du volume total des globules rouges
En fin de grossesse, les besoins en eau du fœtus sont supérieurs à ses besoins en oxygène, il faut donc que la mère soit en mesure de fournir l’hydratation nécessaire à l’enfant. Pour cela, le volume plasmatique s’accroît de 40% avec création d’une hémodilution. Celle-ci est compensée par une sécrétion d’érythropoïétine à l’origine d’une expansion du volume des globules rouges. Enfin, le seuil de la soif est abaissé.

4. La densité calorique de l’alimentation, conditionnée en partie par la teneur en eau des aliments, est importante à considérer pour le contrôle de la prise alimentaire.
1. Vrai
2. Faux
La densité calorique correspond au nombre de calories par unité de volume. La teneur en eau en est un paramètre fondamental, puisqu’il augmente le volume à calories égales. Une alimentation à faible densité calorique est en règle riche en fibres et globalement peu grasse. Riche en fruits et légumes, elle est à haute densité nutritionnelle et donc proche de celle considérée comme idéale en terme de santé publique et de protection cardiovasculaire.

5. La soif (une ou plusieurs affirmation[s] est [sont] vraie[s])
1. Est un signal qui précède la survenue d’une déshydratation
2. Est moins efficace chez le sujet âgé
Cette « alerte de survie » survient alors qu’une légère déshydratation s’est déjà installée. Chez le sujet âgé notamment, le seuil de perception de la soif est altéré et il convient donc de leur proposer des petites quantités d’eau, mais fréquemment.

6. Une ou plusieurs affirmation(s) est (sont) vraie(s) concernant les facteurs lithogènes au niveau rénal :
1. La sursaturation des urines en solutés lithogènes (calcium et oxalate dans la lithiase oxalo-calcique par exemple) est un facteur majeur de lithiase
2. Des inhibiteurs de la nucléation et de l’agrégation des cristaux peuvent contrebalancer partiellement l’action des solutés promoteurs
3. La dilution des urines retentit de façon majeure sur l’action des inhibiteurs de la nucléation et de l’agrégation des cristaux
La dilution des urines, obtenue par l’augmentation des apports hydriques, a un effet limité sur les facteurs inhibant la nucléation et l’agrégation des cristaux (comme par exemple : les ions citrate ou magnésium, et des macromolécules protéiques). Ce retentissement est de plus mineur, comparativement aux bénéfices apportés par la dilution des solutés promoteurs.

7. Une enquête anglaise récente (1995) a rapporté que 30% des apports énergétiques journaliers étaient réalisés par des boissons sucrées pour 15% des enfants étudiés
1. Vrai
2. Faux
Dans la survenue d’une obésité, le rôle joué par les boissons sucrées prises durant l’enfance, en lieu et place de l’eau, fait l’objet de grandes discussions actuellement. Nombre d’études sont menées pour explorer cette voie. Dans cette étude anglaise, la situation rapportée est pire : il s’agit de presque 50% des apports énergétiques et non pas 30%.
(référence : Petter LPM, Hourihane JOB, Rolles CJ Is water out of vogue? A survey of the drinking habits of children 2 – 7 years old. Arch Dis Child 1995, 72: 137-40
Contribution des eaux minérales sulfatées calciques à la couverture de nos besoins en calcium.
In : Entretien de Bichat. Paris. Expansion Scientifique Française. 1995)

8. Durant la canicule de 2003, en l'absence de climatisation des mesures effectuées ont montré que (une réponse juste):
1. Pour un travail en bureau, il n’y avait pas de majoration des pertes hydriques
2. Pour un travail en bureau, il y avait une perte hydrique de 1,5l lors d’une journée de travail
3. Pour un travail en bureau, il y avait une perte hydrique de 2,5l lors d’une journée de travail
Une telle situation, sortant du cadre du simple inconfort, se situe à la limite d’application de la « norme sur la sudation requise ». Des mesures sur les lieux de travail doivent être prises dans ce cas de figure et notamment l’hydratation au moyen d’eau fraîche.

9. Un effort physique prolongé peut avoir des conséquences sur l’état d’hydratation (une réponse fausse) :
1. Une déshydratation qui dépasse 1 à 2% du poids corporel retentit potentiellement sur l’appareil cardiovasculaire
2. A partir de 4% du poids corporel, la performance physique s'effondre
3. Les capacités de thermorégulation s’altèrent et la température corporelle monte
Le retentissement cardiovasculaire de la déshydratation liée à l’exercice physique de compétition, combine réduction du volume d’éjection systolique et accélération du rythme cardiaque pour maintenir le débit cardiaque. La performance diminue dès que la déshydratation atteint 2% du poids.

10. Chez le tout petit, les besoins physiologiques en eau augmentent de 30ml/kg à chaque élévation de 1° de la température ambiante, dès que celle-ci dépasse 30°C
1. Vrai
2. Faux
De même, une fièvre supérieure à 38°C accroît de 10% les besoins en eau, par degré supplémentaire.

Les conseils…

11. Une affirmation est fausse concernant la prise de boisson durant la grossesse :
1. L’apport liquidien doit être suffisant, régulier et poursuivi durant toute la grossesse
2. Un apport d’1,5l d’eau est indispensable
3. Le thé, le café et les boissons sucrées sont un moyen astucieux et à privilégier lorsque la consommation d’eau est insuffisante
4. Une hydratation quotidienne suffisante permet, en outre, de limiter le risque d’infection urinaire durant la grossesse.
La seule boisson à privilégier durant la grossesse est l’eau, plutôt faiblement minéralisée. Thé et café légers peuvent être consommés avec une grande modération et les boissons sucrées, pourvoyeuses de calories insidieuses, doivent être limitées autant que possible.

12. Une des deux affirmations suivantes est juste :
1. Il est conseillé une prise d’eau de boisson quotidienne de 1-1,5l, en complément de l’eau contenue dans les aliments
2. Il est conseillé une prise d’eau de boisson quotidienne de 1-1,5l, eau des aliments comprise.
Les aliments apportent environ 1l d’eau par jour.

13. Une ou plusieurs affirmation(s) est (sont) vraie(s) au sujet des eaux aromatisées :
1. Il en existe qui ne contiennent ni saccharose ni édulcorant
2. Il semble préférable de les réserver aux périodes inter-prandiales pour ne pas perturber les sensations gustatives aux repas
Les eaux aromatisées peuvent s’avérer utiles, sachant que des études complémentaires sur leurs effets post-ingestifs sont souhaitables.

14. La composition en minéraux d’une eau de source est constante comme celle d’une eau minérale naturelle
1. Vrai
2. Faux
La législation ne requiert pas une composition minérale constante pour les eaux de source, contrairement aux eaux minérales naturelles (décret n°89-369 du 6 juin 1989 modifié par le décret 98-1090 du 4 décembre 1998). Par ailleurs, seules les eaux de cette seconde catégorie peuvent avancer des propriétés bénéfiques pour la santé (décret de juin 1989)

15. La richesse en minéraux d’une eau minérale naturelle se mesure sur le résidu sec :
1. Vrai
2. Faux
Une eau est riche en sels minéraux si son résidu sec est > 1500mg/l (type ARVIE) ; elle sera faiblement minéralisée si le résidu sec est compris entre 50 et 500mg/l (type EVIAN, VOLVIC)

16. Eau et prévention de la récidive lithiasique (une réponse est fausse) :
1. La cure de diurèse est la pierre angulaire de la prévention de la récidive lithiasique
2. La cure de diurèse est complémentaire des mesures diététiques associées (ajustement des apports alimentaires en fonction du type de lithiase)
3. Le choix de l’eau est indépendant du type de lithiase
La cure de diurèse doit s’intégrer dans le schéma thérapeutique global. Le choix de l’eau est dicté par la nature du calcul et la quantité est dépendante des conditions d’environnement et de l’activité physique. L’apport doit être réparti sur tout le nycthémère en privilégiant une prise abondante au coucher et au moment du réveil.

17. La prévention des récidives de cystite fait appel notamment à une prise abondante de boissons, de manière à assurer une diurèse abondante (>2l/24h) et des mictions fréquentes (>6/jour)
1. Vrai
2. Faux
La prévention de la récidive de cystite repose sur le trépied : prise abondante d’eau de boissons (eau faiblement minéralisée type EVIAN par exemple), hygiène locale soigneuse et évacuation de la vessie fréquentes, notamment après les rapports sexuels.

18. Chez l’enfant et l’adolescent sportifs en compétition, il est important de prévenir une perte d’eau supérieure à 2% du poids corporel (une ou plusieurs réponse[s] vraie[s]) :
1. Il convient d’administrer une boisson sur la base de 10 à 20ml/kg/h en fractionnant par prise de 100 à 250 ml/15min
2. Le liquide doit être donné à température ambiante
3. Il faut adjoindre des glucides pour tout effort prolongé de plus de 45min.
Le volume de boisson ne doit pas dépasser 800ml à 1l/h, et doit être donné à une température de 6-8°C pour lutter contre l’hyperthermie.

19. Lors de régimes amaigrissants, une bonne hydratation participe à la prévention de la goutte et de la lithiase rénale, liées à l’augmentation de la production d’acide urique :
1. Vrai
2. Faux

20. Le suivi de régimes amaigrissants peut être facilité par des apports en eau suffisants (une affirmation est fausse) :
1. L’eau de boisson a un effet anorexigène à court terme
2. Sur le plan comportemental, la prise d’un verre d’eau peut remplacer le geste du grignotage
3. Boire en mangeant n’entraîne aucun inconvénient même en cas de gastroplastie
L’effet anorexigène de l’eau de boisson est lié à la distension qu’elle provoque au niveau de l’estomac. Par ailleurs, en cas de gastroplastie, toute boisson prise en mangeant favorise la vidange de la poche néoformée de l’estomac. C’est le seul cas inconvénient lié au fait de boire au cours d’un repas.