La soif revisitée
Le corps humain doit chaque jour relever un terrible défi : « La teneur en eau de l’organisme doit être maintenue dans des limites étroites et ceci malgré la grande variabilité des conditions de notre environnement », explique le Pr S. Nicolaidis. En lisant l’article de cet expert, vous comprendrez comment fonctionne le système régulateur qui assure la constance de l’hydratation du milieu intérieur, et agit parallèlement sur l’élimination de l'eau et sur son réapprovisionnement par la prise de liquides. Cette machinerie merveilleuse permet que les déperditions d’eau soient compensées grâce à l’apparition d’une soif bien proportionnelle aux déficits en eau. Mais attention : il est facile de tromper la soif ! Le Pr Nicolaidis affirme que «la soif physiologique est souvent subjuguée par des facteurs non homéostatiques qui dépendent de notre environnement et de l’interférence d’additifs, qui peuvent modifier le goût de la boisson et ajoutent de nouveaux facteurs hédoniques ».

Le conseil boisson chez un patient lithiasique
Le temps où les patients atteints de lithiase devaient ingérer des quantités d’eau gigantesques dans l’espoir d’expulser les calculs présents dans les voies urinaires, est heureusement révolu. Les progrès médicaux accomplis depuis vingt ans permettent l’ablation des calculs de manière nettement plus efficace ! Pourtant, la cure de diurèse n’a pas pris une ride. Le «maintien d’une diurèse abondante» est même une «nécessité absolue» pour les patients qui ont besoin d’un traitement préventif de tous les formes de lithiase, souligne le Pr Paul Jungers, de l’hôpital Necker. Une diurèse inférieure à 2 litres par jour chez ce type de malade est «un facteur majeur de risque de récidives», estime le néphrologue. Mais gare à certains pièges : s’astreindre à boire dès le matin en s’arrêtant le soir venu est une grave erreur. De même, l’eau qu’il faut choisir n’est pas la même selon le type de lithiase.

Sport : « l’entraînement est aussi dans le verre »
«A partir de 1% de pertes hydriques», la performance du sportif est « détériorée », indique le Dr Gilbert Pérès, qui rappelle qu’il «faut absolument se réhydrater avant, pendant et après l’exercice, en fonction des besoins». Ce spécialiste de la Pitié Salpêtrière fournit ici, en fonction des profils (depuis le sportif de loisir, c’est-à-dire 1 à 3 fois par semaine et jusqu’à 3 heures par semaine ; jusqu’au sportif de haut niveau, c’est-à-dire 5 jours et 5 heures ou plus par semaine), des exemples d’alimentation équilibrée et diversifiée, en précisant pour chaque repas les quantités d’eau et le cas échéant, la nature des eaux que le sportif doit absorber. Il détaille également la stratégie à suivre lors des épreuves de fond. Exemple : le contenu de la ration d’attente, à prendre entre 1 h après la fin du repas précédent et le départ de l’épreuve. Dans ce cas, le sportif devra notamment ingérer «toutes les demi-heures, un mélange d'eau et de fructose (30 g/L) ou de jus de pomme dilué de moitié, ou de 150 ml d’eau minérale faiblement minéralisée». Conseil du Dr Pérès aux sportifs, «l'entraînement est aussi dans le verre et dans l'assiette».
56 synthèses actualisées !
Depuis la création du Centre Evian Pour l’Eau (1997), plus de 50 synthèses scientifiques ont été rédigées par les membres du Comité Scientifique. Cette année, elles ont toutes été revues et actualisées, et enrichies de conseils …
  
6ème Prix de Recherche
Est-ce l’effet canicule ou le mouvement des chercheurs ? Le CEPE a sélectionné 14 projets pour son  6ème Prix de recherche d’un montant de 45 000 Euros. Les projets sont d’excellente qualité et de plus en plus orientés vers la santé publique ; 5 dossiers concernaient la relation entre l’équilibre hydro-minéral et la santé. Bientôt un résumé sur les projets primés dans Les Echos du CEPE …

De nouveaux partenariats
De grands éditeurs (Elsevier, Masson …) vont devenir les partenaires du CEPE et nous donner accès à leur fonds (bases de données bibliographiques, librairie, autres supports d’information type Cd) pour vous apporter une information toujours plus actualisée et exhaustive.