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Les calculs rénaux

L’eau : un rôle capital dans la prévention des calculs

Deux millions de français au moins ont souffert ou souffriront au cours de leur vie de coliques néphrétiques, induites par la présence de calculs rénaux.
Dans 80 % des cas, les calculs rénaux s’éliminent spontanément en urinant, mais dans 20 % des cas, une intervention médicale est nécessaire.
Mieux vaut prévenir les récidives et mettre en oeuvre les moyens adéquats pour empêcher la formation de calculs. Les apports en eau jouent d’ailleurs un rôle capital dans la prévention de la lithiase.


Comment se forme un calcul rénal ?

• Le rôle de l’urine
 
Les urines permettent d’éliminer un certain nombre de déchets comme l’urée, l’acide urique et l’oxalate mais aussi d’autres substances comme le calcium ou le sodium.

• La formation des calculs
 
Les calculs se développent le plus souvent les reins, et les voies urinaires.

Lorsque les urines sont trop concentrées, elles sont saturées en solutés qui peuvent précipiter sous forme de cristaux au niveau du rein.

Les cristaux s’agglomèrent entre eux et forment des calculs.


Quelques définitions

La LITHIASE est le processus de formation des calculs
Dans le cas de la lithiase rénale, les calculs sont produits par les reins.


La DIURESE est le volume d’urine secrété par les reins pendant une période de temps donnée.
Pour un adulte, elle se situe normalement entre 1 et 2,5 litres par 24 heures.
Fiche pratique n°1


Pourquoi les calculs rénaux se forment ils ?

La fréquence de cette maladie a beaucoup augmenté depuis la fin de la seconde guerre mondiale, parallèlement à la modification des habitudes alimentaires. Celle ci se caractérise principalement par une augmentation de la consommation de la viande, de sel et de sucres raffinés.

Un apport en calcium insuffisant favorise aussi la formation de calculs oxalocalciques. La formation des calculs d’oxalate de calcium peut avoir plusieurs causes :
 
  • Présence excessive de calcium ou d’acide oxalique dans les urines
  • Concentration excessive de l’urine par consommation insuffisante de boisson
  • Présence excessive de calcium dans le sang liée à une anomalie d’hormones
  • Maladie congénitale
La concentration des urines : un facteur de risque !
Plus l’urine est concentrée, plus cela favorise la formation de calculs, puisque la sursaturation des urines entraine la précipitation des cristaux.

Boire permet de lutter contre la concentration urinaire des éléments à l’origine du calcul.


Calculs rénaux : les causes

Un calcul peut se former en cas de :

• Concentration excessive de sels minéraux dans les urines
• Excès alimentaires et comportements nutritionnels répétitifs
• Boissons en quantités insuffisantes
• Volume urinaire insuffisant
• Facteurs métaboliques individuels

A ces facteurs peuvent s’ajouter des contextes infectieux, des maladies génétiques, ou des maladies modifiant l’absorption intestinale ou l’excrétion urinaire, des anomalies de l’appareil urinaire, la consommation excessive de certains médicaments.



Il existe plusieurs types de calculs…

La lithiase oxalo-calcique
Les calculs oxalo-calciques sont les plus fréquents dans les pays industrialisés et représentent 80 % des calculs rénaux.
Ils sont constitués par des cristaux d’oxalate de calcium

La lithiase urique
Des cristaux d’acide urique se forment en raison d’une trop grande acidité de l’urine. Cette lithiase est favorisée par la consommation excessive d’aliments riches en purines (abats, charcuterie…).

La lithiase phosphatique
Elle se forme lorsque les urines sont alcalines. Ces lithiases peuvent être mixtes. Elles sont favorisées par des infections urinaires et par certaines anomalies de fonctionnement du rein. Les calculs sont constitués de phosphates calciques ou magnésiens.

Lithiase cystinique
Elle est beaucoup plus rare et est due à une concentration excessive dans les urines de cystine (acide aminé faiblement soluble). C’est une maladie génétique.
 


calcul (oxalate de calcium)

Le saviez vous ?

Les principaux constituants des calculs rénaux sont des sels de calcium.

On a donc longtemps pensé qu’il fallait diminuer ses apports en calcium. C’est aujourd’hui une idée obsolète !

En fait, un apport trop faible en calcium (moins de 600 mg/jour) fait augmenter le taux d’acide oxalique dans l’urine ce qui favorise le risque de formation de calculs.


Les signes révélateurs de lithiase

La présence de calculs dans la voie urinaire peut se traduire par la colique néphrétique, qui provoque une douleur insupportable. Mais d’autres signes, plus discrets, doivent être pris en considération car ils peuvent permettre de découvrir des calculs infectés dangereux pour le rein s’ils ne sont pas traités.

Les signes indiquant la présence de calculs :
 
  • La douleur (colique néphrétique)
  • Les troubles digestifs : douleurs abdominales, nausées, vomissements…
  • L’infection urinaire
  • La présence de sang dans les urines
  • La rétention d’urine : les calculs gênent le trajet de l’urine, ce qui peut provoquer des difficultés pour vider la vessie, de fréquentes envies d’uriner et des volumes d’urine souvent faibles à certains moments et abondants à d’autres.
  • L’expulsion d’un calcul
    L’expulsion d’un calcul chez une personne sans antécédent lithiasique doit conduire à consulter un médecin.
    La récupération de ce calcul, si c’est possible, permet de l’analyser et d’identifier sa cause.
  • L’imagerie médicale
    (radio, échographie, scanner)
    Dans 1 cas sur 20, le calcul est découvert par l’imagerie médicale,  prescrite pour d’autres raisons, sans qu’il y ait eu de symptômes. Le patient devra alors consulter son médecin traitant ou un spécialiste (néphrologue ou urologue). Un calcul dans l’appareil urinaire peut favoriser une infection ou grossir, et conduire dans les cas avancés à une détérioration du rein.


La colique néphrétique

La présence de calculs peut provoquer des crises très douloureuses nommées « coliques néphrétiques », qui sont dues au blocage des calculs dans l’uretère (fin canal conduisant les urines du rein à la vessie).
 


Comment prévenir les calculs rénaux ?

Une personne qui a déjà fait un premier calcul n’est pas forcément exposée à la récidive. Une sur deux ne refera jamais de calcul. Une mesure efficace permet de diminuer le risque de récidive : boire beaucoup d’eau !!

La prévention des récidives repose sur les éléments suivants :
 
  • Identifier la cause de la lithiase
  • Suivre un traitement médical adapté en cas de maladie lithogène clairement identifiée
  • Eliminer par un traitement approprié tous les calculs présents dans l’appareil urinaire, mais ce n’est pas toujours possible
  • Suivre une cure de diurèse
  • Etre suivi régulièrement au niveau biologique
Pour la lithiase calcique, et à titre préventif, il faut :
 
Des mesures diététiques nécessaires :
 
  • Modérer les apports en viande
  • Modérer les apports  en sel (pas plus de 7 g de sel par jour)
  • Modérer l’apport en sucres raffinés
  • Supprimer les aliments riches en oxalate : oseille, épinards, rhubarbe…


Les critères qui peuvent marquer un risque plus élevé de récidive :
 
• Un premier calcul avant l’âge de 30 ans
• Une lithiase multiple
• Une néphrocalcinose (présence de dépôts de calcium dans le tissu fonctionnel rénal)
• Des antécédents familiaux de calculs
 

Mem’eau

Boire beaucoup est un moyen simple et efficace de prévenir le risque de formation de calculs

• Les patients atteints de lithiase doivent boire au moins 2 litres d’eau par jour
 


Comment traiter les calculs ?

Les calculs les plus bénins se désagrègent d’eux-mêmes ou sont évacués naturellement par les urines.

La présence de calculs peut aussi induire des crises très douloureuses nommées « coliques néphrétiques », qui sont dues au blocage des calculs dans l’uretère (fin canal conduisant les urines du rein à la vessie).

La présence de calculs peut également engendrer des altérations au niveau des reins et des voies urinaires et des risques d’infection.

Ces calculs doivent faire l’objet d’un traitement :

le traitement urologique de base consiste à fragmenter les calculs par ondes de choc sans intervention chirurgicale. Ces traitements sont efficaces dans la majorité des cas mais peuvent nécessiter des traitements complémentaires. Il existe quelques contre-indications, liées à l’état du patient , aux spécificités du calcul ou à la voie excrétrice.

D’autres techniques sont utilisables, comme la chirurgie conventionnelle.
 
Un Centre de recherches spécialisé : CRISTAL

Le Centre de Recherches et d'Informations Scientifiques et Techniques Appliquées aux Lithiases (CRISTAL), plus connu sous le nom de « Laboratoire CRISTAL », a été créé en 1977 à l'Hôpital de Saint-Cloud par le Docteur René-Jean Réveillaud.

 CRISTAL est dirigé depuis 1986 par Michel Daudon, Biologiste des hôpitaux, docteur ès Sciences Pharmaceutiques et est désormais situé à l’hôpital Necker.

Les objectifs de CRISTAL :

• développer des recherches appliquées dans le domaine des calculs urinaires, pour en comprendre les causes et les moyens de prévention des récidives ;
• contribuer à la diffusion des connaissances sur les calculs urinaires

Pour en savoir plus sur CRISTAL et les calculs rénaux allez consultez le Site Web Cristal



Des techniques pour voir les calculs

On peut voir les calculs par radiographie.
L’urographie intraveineuse et l’échographie permettent de localiser les calculs très précisément et de déterminer s’ils peuvent empêcher l’écoulement des urines.

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